Le pic du Canigou culmine à 2785m alt. dans les Pyrénées-Orientales. Ce n’est pas le plus haut sommet du département (le pic Carlit atteint 2922m alt.) mais c’est le plus réputé, en grande partie à cause de sa place dans la culture catalane.
Le massif est très couru en juillet-août et on aura intérêt à préférer une ascension en juin ou septembre, moins chauds et beaucoup plus tranquilles.
Il existe deux chemins d’accès. Celui des Cortalets est le plus facile donc le plus fréquenté. Celui des Mariailles est un peu plus calme mais présente quelques difficultés comme la traversée à gué d’un gros torrent et l’ascension finale des “cheminées”. Le chemin des Mariailles est à la portée des personnes de condition physique normale mais il ne convient pas à ceux qui sont sujets au vertige.
ACCES AUX MARIAILLES
Le site des Mariailles se trouve à l’Ouest du pic du Canigou, vers 1750m alt.
¿Accès en voiture: une petite route mène au stationnement des Mariailles. Contrairement à ce qu’on lit parfois, elle est parfaitement carrossable.
¿Accès en taxi: on trouve à Casteil et à Vernet des services de “taxis 4×4″ à des prix prohibitifs.
¿Accès à pieds: on peut monter depuis Vernet (par la tour de Goa et le col de Jou) ou depuis Casteil (par le col de Jou). L’essentiel du dénivelé se fait au début puis on chemine sans grande difficulté le long d’un petit canal. En route, on passe par un ancien enclos de bergers qui surplombe les gorges du Cady.
REFUGES DES MARIAILLES
Refuge des Mariailles (payant)
Le “refuge” est en fait une sorte d’auberge moderne sans charme particulier proposant un hébergement collectif de base (apporter son sac-de-couchage). Le “bar-boutique” est ouvert toute la journée (prix exorbitants!) mais les dortoirs ne sont accessibles que de 16h30/17h30 (selon le bon vouloir du tenancier) jusqu’à 9h. On doit avoir conscience que l’hébergement est très dense et insupportable en haute-saison. Il n’est d’ailleurs jamais permis de monter son sac dans les chambres (on doit le laisser dans un cagibi collectif). Il est également nécessaire de faire la queue pour accéder aux douches. Hors-saison, l’établissement devient plus supportable mais on s’abstiendra d’envoyer le chèque d’arrhes suggéré car il ne vous sera pas rendu si vous devez annuler pour cause de mauvais temps. Les vrais montagnards et autres amoureux de la nature préfèreront dormir à la maison pastorale de l’ONF.
Maison forestière ONF des Mariailles (gratuit)
Située à 100m du refuge des Mariailles, la maison de l’ONF est une magnifique construction de montagne avec une vue plongeante sur les gorges. Le confort y est sommaire mais c’est en accès libre et on y est au calme. Il suffit d’installer son sac-de-couchage sur les couchettes en bois (les plus douillets pourront ajouter un petit matelas-mousse). On peut faire un bon feu dans la cheminée et on a une fontaine potable à seulement 50m.
Cabane des Mariailles (HS)
Anciennement entretenue par le CAF, la cabane était en accès libre mais elle est actuellement en très mauvais état.
MONTEE AU CANIGOU
Depuis les Mariailles, l’aller-retour se fait très bien dans la journée. Le chemin de grande randonnée (balisage rouge et blanc) remonte doucement la vallée encaissée du Cady. La forêt laisse bientôt la place à une végétation plus clairsemée puis on arrive à un gué.
Gué du Cady
Le sentier se heurte à la rive gauche de la rivière, juste en aval de son confluent avec un autre torrent. Le niveau de l’eau varie rapidement en fonction des précipitations. En temps normal, les personnes sportives peuvent traverser à pied sec en sautant de pierre en pierre, à condition de passer chaque torrent en amont du confluent, mais c’est assez risqué. Sinon, il vaut mieux retirer ses chaussures et traverser en aval du confluent.
Le chemin se poursuit au-delà du gué jusqu’à un embranchement. Prendre à droite en direction de la cabane de l’Arago (balisage jaune).
Cabane de l’Arago
Anciennement entretenue par le CAF, la cabane est en accès libre mais en mauvais état. Une grande cheminée d’angle surplombe le sol en terre battue. Le plafond fuit de tous les côtés et des plaques s’en détachent régulièrement. La baraque ne peut servir que d’abri de secours. Source à proximité.
Le sentier remonte les pâtures de la vallée puis on attaque les éboulis. Quelques névés persistent jusqu’en juin-juillet et cachent souvent la fontaine Font Nostra. Grimpant entre les pierres, l’itinéraire devient de plus en plus sportif et difficile à repérer. On atteint les crêtes qui s’ouvrent vertigineusement à la brèche Durier. Après quelques centaines de mètres, on se trouve au pied des “cheminées”.
Cheminées
L’escarpement rocheux sommital forme de hautes marches naturelles nécessitant un réel effort et une certaine prudence. On évitera donc d’être trop chargé. L’effort est bien récompensé par l’arrivée au sommet du Canigou (panorama).
Retour par le même chemin.
